Trop d'informations
Dans un article publié sur le site "Le Devoir" *, le philosophe Réjean Bergeron se questionnait : "sommes-nous trop informés et pas assez connaissant ?"
Je cite :
"... Tout ce temps passé à nous informer fait-il de nous de meilleurs citoyens, des êtres plus éclairés, plus connaissant ou même plus sages ?
Pas nécessairement. Une information n’est pas une connaissance.
Il y a une grande différence entre le fait de s’empiffrer de données brutes ou d’une infinité d’informations préformatées, disparates et fragmentaires recueillies à gauche et à droite et souvent sur des sites peu crédibles et celui de posséder un véritable savoir constitué de connaissances liées entre elles d’une manière organique, rigoureuse et cohérente.
Sauf qu’acquérir et maîtriser un tel savoir demande du temps, de
l’effort, de la discipline, de l’attention, des savoirs préalables et,
surtout, une méthode...".
* Le Devoir est un
média d'information indépendant, dont la ligne éditoriale s'inscrit dans
la tradition Nord-Américaine (Québec). Libre à chacun de se faire son
opinion.
Une question et un constat que chacun devrait s'approprier s'il veut prétendre à devenir un véritable citoyen éclairé.
Pour le citoyen résilient, la question de la connaissance est fondamentale, tout autant que le sont les matériels et les systèmes qu'il pourrait accumuler dans le but de maintenir son confort (dans le meilleur des cas), ou sa vie.
Comme cité plus haut, cette connaissance est le fruit d'un long travail. Je le rappelais dans un article du 1er octobre 2019, la formation et l’entraînement en sont deux piliers. La lecture en est un autre.
Cependant, détenir la bonne information au bon moment n'en reste pas moins un élément essentiel de notre capacité à réagir aux évènements majeurs.
Dans le film produit par Barak et Michèle OBAMA, "le monde après nous", inspiré du roman éponyme de Rumaan Alam, les conséquences de la sur-information et la désinformation sont clairement évoqués.
Mais le message le plus important qu'a voulu nous laisser un ancien Président des États-Unis (!), ne serait-il pas le suivant :
ATTENTION SPOILER ALERT : ne vous laissez pas submerger par la sur-formation. Ceux qui détiendront la bonne information au bon moment seront ceux qui survivront aux catastrophes majeures, tandis que l'homme-numérique, noyé sous les informations inutiles, sera condamné...
Alors ouvrez les oreilles, observez et développez vos vrais réseaux sociaux (les contacts humains).
Pour celles et ceux qui voudraient aller plus loin par la lecture du roman, un petit avertissement tout de même : le récit est très long à se développer, voire même presque secondaire, tant l'auteur nous livre une analyse minutieuse de la Société et de l'état psychologique des protagonistes.


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