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Affichage des articles du octobre, 2019

Le pansement individuel Suisse Mle 1957

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Le pansement individuel Suisse Modèle 1957 Celui-là, je ne résiste pas au plaisir de le présenter. Même si le pansement est de grande qualité, en terme d'emballage restant après usage, il y en a à peu près autant que dans les menus à emporter d'une enseigne de Burgers... Il faut quand même avoir tout son temps et ne pas être trop énervé ! En même temps... (Que nos amis suisses me pardonnent, celle là elle était facile). Sérieusement, question emballage, les suisses ont inventé le pansement gigogne... Fait pour durer !

Le pansement individuel français Mle 1949

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Le pansement individuel français Modèle 1949 On a parfois tendance à oublier que les systèmes utilisés aujourd'hui ne sont que l'héritage de l'expérience de nos anciens. Ce pansement en est la preuve : très bien conçu pour l'époque, il intègre deux tampons de gaze compressée : un fixe et un mobile, coulissant sur une bande de gaze. Il permettait ainsi de traiter des plaies simples, larges ou de part et d'autre d'un membre. Le tout dans un emballage parfaitement hermétique, encore aujourd'hui ! (même si la stérilité est maintenant loin d'être garantie *). Il a été très longtemps utilisé au sein de nos armées, puisqu'il était encore visible sur le casque de nos soldats dans les années 90. * Dans un contexte de normalité où les blessures de type saignement et les risques d'infection peuvent être pris en charge très rapidement par des professionnels de santé, ce n'est pas réellement un problème. Il est cependant recommandé de n...

Le réchaud de secours 71

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Le réchaud de secours 71 (de l'Armée Suisse) Très facile à trouver pour un prix modique (entre 5 et 8€), d'un encombrement raisonnable mais un peu lourd (7,5 cm x 5,5 cm pour env. 200 g) ce réchaud à alcool gélifié peut rendre quelques services, en dehors de l'usage auquel il est destiné (réserve de combustible pour allumer un feu, par exemple). Notons qu'il est conditionné dans un solide film plastique, qui permet de le stocker à l'abri de l'humidité pendant des années. Ne pas jeter cet emballage : une fois ouvert (et froid !), il est recommandé de couvrir le réchaud d'un film plastique avant de refermer le couvercle, pour en assurer une parfaite étanchéité jusqu'au prochain usage. Attention à bien respecter les consignes d'ulitilsation indiquées sur le réchaud, notamment pour l'éteindre (ne jamais souffler dessus !).  

Le masque de réanimation ventilatoire

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Le masque de réanimation ventilatoire ou "Face Shield" Il s'agit d'un masque protecteur pour le primo-intervenant sur une personne victime d'un arrêt cardio-respiratoire (ACR), encore appelé arrêt cardio-ventilatoire (ACV) *. Modèle présenté : le E-Shield de Merlin Medical. Constitué d'un film plastique sans Latex, non stérile, et d'une valve unidirectionnelle, ce masque facial est conçu pour permettre au sauveteur d'effectuer ses insufflations sans contact avec le visage de la victime, l'air expiré ou les fluides reflués. Son utilisation est extrêmement simple. Il suffit de recouvrir le visage de la victime et de bien maintenir la valve dans sa bouche. Le côté "sauveteur" ("Rescuer Side") est indiqué. Il faudra tout de même posséder le savoir-faire nécessaire à la pratique des gestes de premiers secours adaptés aux situations d'ACR / ACV. Il en existe de nombreuses versions. Vu le...

Le garrot CAT

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Le garrot tourniquet CAT (Combat Application Tourniquet) Il existe de nombreux modèles de garrot tourniquet, utilisant plus ou moins le même principe. Internet propose une multitude d'articles vantant les mérites des uns et des autres. Ce qu'il faut retenir : - Même s'il existe d'autres moyens, dans un contexte dégradé c'est le moyen le plus rapide et le plus efficace pour stopper une hémorragie artérielle. - Son utilisation demande une formation spécifique et un entraînement régulier. Inutile de fourrer ça dans sa trousse de secours si l'on ne sait pas s'en servir... (Comme toute chose, d'ailleurs). Sauf si l'on compte sur un bon samaritain de passage qui, lui, serait formé... - Une fois le geste maîtrisé avec un modèle d'entraînement (de couleur bleue), on pourra se procurer indifféremment un modèle tactique (noir) ou civil (orange). En ce qui concerne le CAT, n'acheter que des m...

La gaze compressée

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La gaze compressée Très simple en apparence, la gaze compressée, souvent appelée "Gauze", comme indiqué sur l'emballage, est une bande de coton tissé, stérile et extensible. On la trouve dans différentes tailles, sous sa forme simple (Gauze H&H) ou imprégnée d'un agent hémostatique, le Kaolin, qui accélère la coagulation du sang en formant un caillot au niveau de la plaie (Gauze QuikClot). Ses applications sont multiples (du simple pansement compressif au mêchage), pour peu que l'on maîtrise des techniques de secourisme avancées. Laquelle choisir ? Tout est question de rapport coût / efficacité et de choix personnel, selon les techniques que l'on maîtrise. Les Gauzes H&H sont très abordables (moins de 5€ pièce) et polyvalentes.  Les Gauzes QuikClot sont réputées plus efficaces, mais demandent plus de technicité dans certains cas et coûtent jusqu'à 40€ ...

Le pansement indivisuel Américain

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Le pansement individuel américain Une compresse de gaze, fixée à un bandage en gaze non extensible, à "basse visibilité". Celui-ci est en synthétique, donc relativement étanche. Mêmes remarques que pour son homologue israélien. 

Le pansement individuel Israelien

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Le pansement individuel Israélien Une simple compresse de gaze, fixée à une bande de gaze non extensible. Compact (10 x 6 x 2cm), ne pèse rien, peut se transporter facilement dans une poche. Le prendre pour ce qu'il est : simple et à la portée de tous mais limité dans ses applications.

A propos du Savoir

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Le scénariste et romancier britannique Dan Abnett disait entre autre, dans son roman Titanicus (2009) : "Le savoir c'est le pouvoir [...]" Nombre d'interprétations peuvent être faites. Pour ma part, j'ai toujours considéré le Savoir comme étant fait pour être partagé. Point final. Comme me l'a dit si intelligemment un gamin de 9 ans que j'aidais à faire ses devoirs "Mais tonton, avant de le savoir, je le savais pas !" Tout est dit : le savoir n'est pas inné. Il s'acquiert et se cultive au contact des autres. Ce que j'essaye de transmettre, je l'ai découvert grâce à des rencontres, des lectures... Et internet aussi. Alors si dans mes écrits vous retrouvez une phrase ou une expression qui ne vous est pas inconnue, c'est que nous avons les mêmes sources d'inspiration. Et si vous êtes l'auteur de ces mots, ne vous en offusquez pas. C'est que vous êtes l'une de mes sources d'inspiration. Mon peti...

Vers la résilience - Introduction : construire des bases solides

Comme dans beaucoup de projets, toute édification passe par la construction d’une base solide. Le cheminement vers la résilience et l’autonomie n’échappe pas à cette règle et suit 8 étapes essentielles, qui sont autant de piliers indispensables à une fondation durable : Etape 1 : identifier et évaluer les risques Parce qu’aucune stratégie ne peut être déterminée si l’on a pas une vue précise de son environnement. Etape 2 : déterminer une stratégie Parce qu’aucune planification ne peut être élaborée si l’on n’a pas décidé au préalable quels seront nos choix. Etape 3 : élaborer et rédiger des plans Parce que ce sont les actions envisagées qui déterminent les outils dont nous auront réellement besoin. Mais ne jamais oublier que, comme le disait le Général Dwight D. Eisenhower, "Les plans ne sont rien, c'est la plannification qui compte" . Autrement dit, si la plannification est indispens...

Une vision positive

Lorsque l'on s'arrête pour réfléchir à notre propre résilience, les sujets étudiés sont souvent difficiles. Mais il nous faut aborder notre transformation avec un état d’esprit positif :  Une approche anxiogène et « catastrophiste », comme on le rencontre encore trop souvent, peut nous amener à perdre espoir et donc à perdre l’envie et la capacité de « faire quelque chose », tandis qu’une vision positive nous donne le recul, le « sang froid » et la motivation nécessaire pour passer à l’action et en fin de compte la capacité : D’Anticiper les changements à venir. De Construire son autonomie et sa résilience. De Réagir aux évènements, quels qu’ils soient. L’occasion ne se présentera peut-être plus : il est impératif de nous arrêter un moment, pour réinventer notre mode de vie, à notre échelle personnelle : pour plus être plus attentif et éveillé, plus simple mais plus compétent, plus responsable et solidaire, plus dur...

Devenir résilient, un acte citoyen

Le constat est évident : lorsque la crise est là, les services publics, déjà très affectés par un contexte de fortes restrictions, sont de plus en plus souvent débordés, paralysés ou impuissants car eux-mêmes impactés par les évènements. Parfois pour plusieurs semaines. Dans un pays où, culturellement, le citoyen s’est toujours tourné vers « l’Etat-providence » dans les situations difficiles, la solution s’impose d’elle-même : se prendre en main et développer une autonomie personnelle suffisante, pour résister et rebondir durablement sans aide extérieure immédiate. En un mot : devenir résilient. En ce sens, devenir résilient est bien un acte citoyen ! Et ça l’est d’autant plus que, si l’on résiste à une situation dégradée ou à une catastrophe*, on ne mobilisera pas des ressources qui seraient plus utiles à d’autres. Et l’on sera même en capacité d’aider les autres. * Définition selon le portail Géorisques : « Rupture grave du ...

Est-ce vraiment nécessaire ?

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  En parcourant le très sérieux site institutionnel « Géorisques », on peut lire le paragraphe suivant, qui est édifiant : « Les catastrophes ayant pour origine un phénomène naturel ou un risque technologique sont en augmentation constante depuis un siècle. Cette situation est susceptible de s’aggraver avec le changement climatique qui pourrait augmenter la fréquence et la gravité des événements extrêmes, mais également avec l’intensification des activités humaines couplée à l’accroissement démographique. La multiplication des enjeux exposés et l’augmentation des aléas impliquent de développer la résilience des territoires, c’est-à-dire renforcer leur résistance face à une menace et les mettre en capacité de retrouver rapidement leurs fonctions vitales (habitats, activités, infrastructures, gouvernance…). » https://georisques.gouv.fr   Si les institutions commencent à prendre des mesures pour assurer la continu...