Porter discret, porter intelligeamment
L'équipement du nomade moderne : adapté à son contexte et son environnement, modulaire et discret.
Dans un précédent article, je parlais du livre de Jocko Willink intitulé "Responsabilité absolue", où il nous est expliqué comment des principes de commandement militaire peuvent être déclinés dans le civil pour le management et la conduite de projet.
Poussons plus loin ce résonnement : pourquoi ne pas décliner les concepts auxquels répondent les matériels utilisés actuellement au combat, en des concepts "civils" adaptés à nos besoins ?
Pas besoin de réfléchir à leur pertinence. Ils sont éprouvés par de très riches retours d'expérience sur le terrain, dans un contexte (par définition) fortement dégradé où chaque erreur peut se payer très cher.
Exemple avec le matériel destiné au portage de tous les accessoires et équipements que l'on aurait à transporter si l'on était momentanément contraint à une forme de nomadisation :
- Transporter son ravitaillement discrètement.
- Rentrer à la maison !
- S'approvisionner...
Remarque au sujet de la discrétion : dans un contexte fortement dégradé, il faut retenir 2 idées capitales :
- Ne
jamais véhiculer, à aucun moment, l'image d'une personne qui porte sur soi des
équipements essentiels... Au risque de se faire très rapidement repérer
et dévaliser (au mieux). Les équipements "tactiques" visibles sont donc à proscrire.
- Je jamais "parier" sur une confusion possible avec les forces armées. C'est le meilleur moyen pour attirer de graves ennuis, qu'ils viennent des militaires eux-mêmes ou de toute autre "faction" (gangs, pillards, groupes extrémistes en tous genres, etc...).
Quoi qu'il en soit, les militaires ont l'habitude de dire :
- On vit avec le contenu de son sac à dos.
- On accomplit sa mission avec le contenu de son harnais.
- On survit avec le contenu de sa veste.
On a donc besoin de 3 éléments comparables, qui répondront avant tout à un impératif de discrétion :
Le sac à dos : la version commando dernier cri pourra être remplacée, pour un prix abordable, par un sac de randonnée d'une contenance minimale de 35 litres. Certes, ce type de sac est moins rigide et moins solide. Mais va-t-on réellement crapahuter dans les ronces ?? Et il est surtout plus léger.
On pourra y ranger et porter avec un confort acceptable tout son ravitaillement ou son matériel UTILE, son matériel pour rentrer à pied à la maison, etc.
Le harnais de portage : les militaires l'ont bien compris depuis longtemps. Le matériel essentiel est conservé près du corps et à portée de main dans un "Brelage" comme disaient les anciens, ou une chasuble de combat.
Il existe maintenant de nombreux modèles équivalents sur le marché des articles de randonnée. C'est le principe qu'il faut retenir : avoir la capacité de porter le matériel NECESSAIRE à ce que l'on a prévu de faire, en toute discrétion, SOUS sa veste.
Si on doit "abandonner" son sac pour quelque raison que ce soit (en situation dégradée il faut tout envisager), il nous restera toujours le contenu de ce harnais.
La veste modulaire : elle sera tous temps, multipoches et modulable (doublure amovible), d'une couleur neutre "passe partout". On y gardera l'INDISPENSABLE : documents personnels, argent, gants, masque FFP, etc.
Dans une série de prochains articles, nous verrons le contenu détaillé de ce que l'on peut emporter dans ces équipements, et que nos amis américains désignent par des acronymes poétiques du genre "Every Day Carry", "Return To Home" Bag, "I'm Never Coming Home" Bag, "Bug Out" Bag, etc.
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